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Cinderella Regarder film complet en français gratuit en streaming. Ce qui laissait supposer qu'il n'y avait pas eu lutte. Un très riche marchand de fruits et légumes cherchait un cuisinier et une femme pour s'occuper de sa propriété somptueuse de Saint-Hilaire en banlieue de Montréal. Si douze hommes, douze pères de famille que ce crime odieux avait révoltés ont, après un travail exceptionnel de réflexion admis notre innocence, si ces mêmes hommes se sont basés pour nous innocenter sur les éléments principaux de l'accusation à savoir "la propriété des. Une seule couverture aussi pouilleuse que le matelas. Vers 16 heures, rendu à Gaspé, je m'étais dirigé vers un poste d'essence pour y faire le plein.

Mesrine est un film de André Génovès. Synopsis: La vie tumultueuse et violente de Jacques Mesrine, ex ennemi public n°1 français, abattu à Paris pa. Qui était vraiment Jacques Mesrine? L'ennemi public numéro 1, gangster multirécidiviste et braqueur de génie, savait étonnamment séduire ses contemporains. Mesrine, un film de André GENOVES | Synopsis: Les dix-huit mois de folle cavale de celui qui allait devenir l'ennemi public numéro un, l'homme le plus.

Pilleur de bourgeois. Dévaliseur de casinos. Attaque et évasions de prisons. La contamination a déjà commencé… http: Pourquoi cet enregistrement est-il si important? Rubriques Comment publier un article. Nouveau site http: Dans la même rubrique Le 29 mai , nous avons dit: Émeutes - Theo en et Adama en nous rappellent pourquoi Zyed et Bouna couraient en !

Jacques Mesrine: Bientôt disponible. Documentaire - - France - 93 MIN - interdit aux moins de 12 ans.

Réalisé par Hervé Palud. Avec Jacques Mesrine. Comme par ailleurs, en incroyable mégalo qu'il était, Mesrine travaillait en permanence à sa propre légende, près de 30 ans après sa mort, nul n'a oublié son destin hors norme. Il est vrai qu'il jouait comme personne aux gendarmes et au voleur annonçant, sitôt arrêté, une coupe de champagne à la main, qu'il s'évaderait très vite.

On veut voir! Les policiers font écarter la foule et pénètrent dans la salle qui sert de salon de réception. Là, près d'un divan, le corps est allongé, caché par une couverture.

Le sergent la soulève Et se tournant vers un de ses adjoints: Passez-moi la Brigade Criminelle à Québec. Une femme étranglée à première vue. Non nous n'avons touché à rien Une idée sur l'assassin? Peut-on savoir avec tous ces maudits crasseux de la Maison du pêcheur. Si j'attrape ce chien il va y goûter Oui j'la connaissais Ah tu as Québec Le Sergent expliqua toutes ses constatations. Le Lieutenant Caron et le Caporal Blinco furent dépêchés sur les lieux.

Ainsi que le policier Léveillé spécialiste en identité judiciaire pour le relevé. Le photographe Bernard lui pour sa part, se devait de faire un relevé photographique de chaque pièce de la maison, de la position du cadavre et de tous détails pouvant servir à l'enquête. Les interrogatoires des proches parents de la famille et des clients du motel devaient se faire dès l'arrivée des policiers de la brigade criminelle.

Détail contradictoire: Lors de son témoignage, Irène Le Bouthillier affirmera, sous serment, qu'elle était couchée et endormie au moment de la sonnerie de la porte. Qu'elle s'est habillée rapidement et qu'elle s'est précipitée dans le salon pour ouvrir la porte.

Et qu'à ce moment-là, elle a aperçu une forme allongée sous une couverture. Elle a affirmé qu'elle n'avait touché à rien. Des questions se posent: Comment n'ayant touché à rien et le corps étant recouvert d'une couverture, Irène était-elle en mesure d'affirmer sur un simple regard que "sa tante était morte".

Comment savait-elle que sous cette couverture gisait le corps de sa tante. De plus sa tante avait par cette tragique matinée un rendez-vous à 8 heures 30 à Chandler petite ville distante de 42 km de Percé. Et cela avec un homme d'affaires. Irène le savait. Donc, dans son esprit, si elle venait de se réveiller en sursaut comme elle le prétendra lors de son témoignage, elle ne devait, ni ne pouvait imaginer la présence de sa tante au Motel, puisque celle-ci était supposée être ailleurs.

De plus, Irène aurait dû se trouver à la réception dès le départ de sa tante, pour la remplacer et recevoir les clients. A mon procès, elle affirmera n'être jamais remontée dans sa chambre avant l'arrivée de la Police. Toutes les pièces de la maison furent photographiées le jour même par l'identité judiciaire. Maître Daoust en la contre-interrogeant lors du procès, lui montera la photo prise de sa chambre et lui fera constater que "son lit était fait" et lui demandera de s'expliquer à ce sujet.

Cette preuve photographique de police contredisait sa déclaration d'avoir été réveillée en sursaut, d'avoir quitté son lit pour se précipiter en bas pour répondre, en prenant juste le temps de s'habiller rapidement. Devant cette photo La sonnette m'a réveillée en sursaut. Je me suis levée, je me suis habillée rapidement" et j'ai fait mon lit avant de descendre Avant de voir cette photo Cette réponse farfelue et illogique fut acceptée par le Juge Miquelon et les deux Procureurs de la Couronne.

On ne demandera jamais au jeune garçon, combien de temps il lui avait semblé attendre entre son coup de sonnette et l'apparition d'Irène. Il ne fut même pas interrogé pendant mon procès Le Motel était constitué d'un bâtiment principal bordant la route qui traversait le village sur toute sa longueur, il servait d'habitation à madame Le Bouthillier. Des chalets pour la location se trouvaient en bord de mer.

D'autres en arrière-plan.

L'ensemble était modeste, mais tenu proprement. Le bâtiment principal comportait trois portes d'entrée. Deux donnant sur la rue et une à l'arrière donnant sur les chalets.

Dès le début de l'enquête, les policiers pouvaient faire les constatations suivantes: Le cadavre avait été trouvé dans la pièce servant de salon.

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Le corps était couché sur le dos. Un oreiller se trouvait sous la tête de la victime et une couverture en recouvrait le corps. Cette femme était morte par strangulation; un tablier était serré autour de son cou, qui entre autre portait des marques de doigts ou d'ongles. Aucune autre violence n'était constatée. Ce qui laissait supposer qu'il n'y avait pas eu lutte. Sur une tablette et un fauteuil, des tasses, un verre, un sucrier.

Ce qui laissait supposer que la victime avait pu participer à une réunion avec plusieurs personnes avant sa mort. Étaient-ils ses assassins? Avaient-ils bu avec elle avant le meurtre? Chose très peu probable, car ils n'au- raient pas laissé de telles preuves de présence en évidence. L'identité judiciaire devait faire un relevé d'empreintes sur ces objets. Aucune des pièces de la maison n'avaient été fouillées à l'exception de la chambre de la victime, qui se trouvait dans un désordre indescriptible Elle était juste au-dessous de la chambre de la "nièce Irène".

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Les tiroirs de la chambre avaient été fracturés avec un objet de métal pouvant être: Il est certain que le coupable, de ce travail, avait dû faire un bruit absolument infernal Une question peut se poser.

Avec un tel vacarme, comment se fait-il que la nièce prétende ne rien avoir entendu? Elle qui se trouvait juste au-dessus. Dans la chambre de la victime, détail troublant: Mais chose encore plus incroyable, on n'y relèvera, non plus, aucune empreinte de la victime qui vivait continuellement dans cette pièce.

Il va de soi que l'assassin portait des gants Un détail tel que celui-là, nous amène à deux conclusions logiques. L'homme a pris le temps de tout effacer de son passage. Car il savait qu'il ne serait pas dérangé pendant qu'il effectuerait ce nettoyage. Il est certain, que si c'était lui qui avait bu dans les tasses et verres trouvés dans le salon, ces objets auraient été soumis aux mêmes précautions.

L'homme a donc pris tout son temps Car un homme qui tue pour voler, fouille absolument toute une maison. Nous pouvons en déduire que l'assassin cherchait peut-être quelque chose de "très précis" qui n'a rien à voir avec de l'argent Alors que cherchait-il? Un détail très important vient du fait que lors de mon procès, un des enquêteurs dira qu'une grosse pierre bloquait la porte de cette même chambre Il est courant dans les campagnes que l'on se serve d'un galet pour maintenir une porte ouverte et empêcher un courant d'air, provoqué par des fenêtres ouvertes, de refermer brusquement cette porte.

Ce qui me trouble, c'est de voir que l'assassin s'en soit servi pour bloquer la porte et j'en viens à la conclusion qu'il connaissait l'existence de cette roche et surtout son utilité; ce qui, toujours par déduction Mais, pourquoi les policiers n'ont-ils pas fait un relevé d'empreintes sur cette pierre si les surfaces s'y prêtaient Il y a plus troublant encore.

Un homme qui tue une victime chez-elle Il se servira de ces clefs pour ouvrir les meubles surtout s'il veut éviter de faire du bruit dans une maison habitée. Et surtout s'il sait une présence dans la chambre du dessus. Voilà pourquoi j'en déduis que la fouille de la chambre a été une mise en scène On constata qu'il manquait une petite mallette de métal servant à conserver soit des documents, soit de l'argent.

Elle sera retrouvée quelques jours plus tard dans un bras de petite rivière et cela par un enfant. Détail qui encore une fois a son importance. Car cette mallette sera retrouvée "entre Percé et Chandler". Or, madame Le Bouthillier avait rendez-vous à Chandler le matin où son corps a été découvert.

Il n'y a que 40 kilomètres entre ces deux petites villes. De plus, la mallette ne donnera pas l'apparence d'avoir été fracturée Seul un détail restera inexplicable dans le fait que la tige de la serrure soit dans la position fermée Une chose est possible. L'homme a ouvert avec la clef, puis une fois le couvercle ouvert, a refait un tour de clef dans Te vide. Le plus troublant sera le fait que l'on retrouvera la clef de cette mallette à sa place dans une cachette connue très certainement que de madame Le Bouthillier ou de ses familiers.

La police se gardera bien de vérifier et exploiter tous ces détails troublants pour parfaire son enquête. Elle se contentera de facilité Dans la cuisine, on trouvera un pot de lait sur l'évier et d'autres éléments sans grande importance. Les deux portes donnant sur la rue étaient fermées. Mais la porte à tambour arrière était ouverte La famille fut donc interrogée par les enquêteurs pour les aider à savoir avant tout, ce qui avait pu être volé.

Et là, je mets au défi les enquêteurs de me contredire. Aucun des membres de la famille ne fit la description d'un seul bijou volé et ce détail prend toute son importance. Car "J'ACCUSE" certains membres de cette famille d'avoir faussé la vérité pendant mon procès en faisant croire que "nos bijoux" étaient ceux de la morte.

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Or, avant de voir ces bijoux dans "nos valises" Ce qui me scandalise est le fait que cet élément primordial ne soit même pas sauté aux yeux du Lieutenant Caron et de l'agent Blinco. D'ailleurs si ces bijoux avaient vraiment appartenu à la victime, comme l'ont affirmé les témoins à charge, pourquoi la police me les a-t-elle tous remis après l'issue du procès? C'est là une preuve irréfutable que les dits articles n'étaient pas la propriété de la défunte, contraire- ment aux affirmations sous serment des membres de la famille.

Si demain un membre de votre famille, père ou mère que vous voyez tous les jours, se faisait tuer et voler pour ses bijoux, la première chose que vous feriez serait de donner la liste et le détail de ces bijoux.

Vous diriez "on lui a volé un collier de telle couleur, une montre de telle forme, un médaillon ressemblant à ceci ou à cela etc.. Je dis bien, "pas un seul membre de la famille" n'a fait une seule description "d'un seul bijou" qu'ils allaient pourtant reconnaître par la suite.

Cet état de fait qui n'aurait jamais dû échapper aux policiers démontre de façon flagrante avec quelle négligence cette enquête avait été menée Dans une enquête criminelle, il est non seulement dangereux mais malhonnête de se laisser aller à la facilité en fermant les yeux sur une incroyable quantité de détails troublants et illogiques.

Le simple fait que l'on retrouve des empreintes digitales près d'un corps, et cela sur un verre et un plateau de cendrier, ne doit pas suffire à clore une enquête. Surtout si "d'autres détails" confirment que la famille de la victime ment de façon effrontée. Janou et moi-même venions de nous installer provisoirement dans un appartement de Québec. Nous étions recherchés pour le kidnapping raté du millionnaire Georges Deslauriers. Quelques jours plus tard nous franchissions la frontière des U.

Détroit et cela avec un canot moteur entre les lacs Erié et Saint Clair. Nous abandonnions le canot sur la rive américaine et continuions notre fuite à travers l'Amérique en emportant "le lourd secret du meurtre de.

Percé" avec nous. De ville en ville, notre cavale nous mena jusqu'en Floride. Après avoir passé quatre jours à Miami, nous avions pris la route en direction de Cap Kennedy. Le 15 juillet nous y avions passé la nuit. Le 16 juillet à sept heures du matin nous avions assisté, émerveillés, au lancement du Vaisseau Apollo XI Le Vaisseau s'était élevé dans les airs sous les vivas d'une foule en délire et orgueilleuse d'être américaine.

Avec Janou, nous avions rendez-vous à Dallas au Texas où des amis devaient nous aider à quitter les États-Unis en nous fournissant faux papiers et argent. De Windsor, j'avais fait l'envoi de nos valises au Sheraton Hôtel de Dallas et cela sous notre vrai nom. Nous étions sur l'autoroute conduisant à Texarkana quand je m'aperçus qu'une voiture de patrouille nous suivait. Loin de me douter qu'elle était à notre recherche, je ne m'inquiétais pas. Mais la voyant toujours derrière nous après plusieurs minutes, j'accélérai Elle fit de.

Je ralentis A ce moment je constatai en regardant dans mon rétroviseur que l'un des policiers avait une arme à la main. Il n'y avait plus de doute. Sur une autoroute en ligne droite, ma voiture de location n'était pas de force pour entamer une course folle. Je ralentis encore un peu plus et du bras, par l'ouverture de ma fenêtre, je fis signe à la voiture de police de passer. Elle me doubla brusquement en me donnant l'ordre de stopper, tout en me coupant la route.

Les policiers s'éjectèrent rapidement et se précipitèrent sur nous l'arme à la main. On nous ordonna de descendre de notre véhicule. Ce que nous fîmes. Comme leur chef s'exprimait en anglais, je lui répondis avec le peu de connaissance que j'avais de cette langue, que je ne comprenais pas Il me répondit dans cette langue en me disant qu'il était le chef Poher de la division de l'immigration et me demanda nos papiers.

Dès qu'il les eut examinés, il fit signe à ses collègues. Je compris qu'il leur avait dit "c'est eux". Il nous fit savoir, qu'il nous fallait le suivre jusqu'au poste du Shérif de Texarkana pour contrôle d'identité. Je regardais Janou avec un sourire fataliste. Elle avait gardé son calme s'attendant dès le départ de notre cavale à une arrestation.

Moi je regrettais de ne pas avoir été seul, car j'aurais pu prendre le risque d'une fusillade, bien que n'étant armé que d'un "38 spécial" à canon de 4 centimètres. Cette arme était restée dans notre sac de voyage et les policiers ne s'en étaient pas encore aperçus. Un agent prit le volant de notre Ford et nous demanda de monter dans l'auto patrouille.

On ne nous avait pas mis les menottes, ce qui m'étonna et me fit espérer à une erreur possible.

Dès notre arrivée, on nous fit monter dans un bureau du premier étage. Un policier avait pris le sac de plage et l'avait déposé dans la pièce sans le fouiller.

On nous demanda poliment de nous asseoir. De mon côté, je posais d'un air naïf la question au chef Poher à savoir "pourquoi cette arrestation".

Il me répondit vaguement que ce n'était pas une arrestation, mais un contrôle. Il fît plusieurs coups de téléphone devant nous. Mon nom et celui de Janou lui revenaient souvent sur les lèvres. J'entendais des "OK" "Yes" qui ne présageaient rien de bon. Puis le mot "Kid- napping" fut prononcé. Cette fois, le regard de Janou croisa le mien. Nous étions bel et bien piégés. Le chef Poher me regarda avec un sourire de satisfaction et toujours en Espagnol: Les Canadiens ont quelques petites choses à vous reprocher à ce que je vois Son sourire commençait à me taper sur les nerfs et c'est durement que je lui dis.

Si c'est une arrestation, je désire prendre immédiatement contact avec mon Ambassadeur, comme tel est mon droit. Pensant à l'arme chargée que j'avais dans le sac et ne pouvant de toute façon m'en servir, je voulus lui enlever ce sourire qui ne le quittait pas.

Il y a une arme. Il sera temps que vous l'enleviez avant que vos supérieurs n'arrivent. Éberlué il se précipita sur le sac et en ressortit le 38 spécial. Son sourire fit place à un rictus de colère. Ses yeux étaient devenus durs, il venait de réaliser sa faute professionnelle. Là c'est moi qui étais tout sourire en lui disant: Il ordonna à une matrone qui venait d'arriver de fouiller Janou. Elle fut conduite dans une pièce et mise nue.

De mon côté, on me fît de même. Puis rhabillés on nous réunit de nouveau. Là, le chef Poher me lut nos droits civiques Il me signifia alors notre arrestation pour entrée illégale sur le territoire. Mais je savais que c'était un prétexte pour nous garder en attendant le mandat d'arrêt canadien.

L'encre que le relevé de nos empreintes digitales m'avait laissé sur les doigts, me fit comprendre qu'une fois de plus mon destin venait de basculer pour de nombreuses années d'incarcération.

J'étais certain d'avoir la force d'y faire face; mais Janou aurait-elle ce courage? L'avenir allait me démontrer qu'elle était d'une force de caractère exceptionnel.

On nous conduisit à la prison de Texarkana. En entrant dans les couloirs, je me crus retombé au moyen âge. On m'enferma dans une cellule infestée d'une nuiltitude d'insectes répugnants.

Une saleté repoussante et dans un coin du mur, un lit à deux étages avec un matelas imbibé d'urine sèche, de sueur et de crasse On était très loin du respect des droits de l'homme et de la dignité dont les Américains se voulaient le flambeau. Cette geôle pourrissoire était une véritable flétrissure pour un peuple dit civilisé. Un détenu noir, qui jouait le rôle d'auxiliaire, me servit une assiette de gruau salé pour tout repas du soir.

Je ne dormis pas un seul instant de la nuit. La chaleur intenable, l'odeur de rance et les insectes me refusant tout repos.

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C'est avec soulagement que je vis poindre le jour. Le chef Poher vint nous chercher. Janou, le visage fatigué, me regarda tristement. Cette fois, c'est avec colère, que j'interpellais Poher: Je veux téléphoner à mon Ambassadeur et en France pour avertir mon père de mon arrestation.

Oui ou merde Poher sembla surpris de ma réaction, lisant dans mes yeux une détermination qui pouvait aller jusqu'à la violence. Rendus dans le bureau du Shérif, on nous servit un café et je pus enfin téléphoner.

A l'appareil, mon père fut catastrophé de mon arrestation, mais pas de reproches inutiles. Je le sentais ému aux larmes et sa voix me fit mal.

Car il avait cru à ma réinsertion du fait que j'avais accepté de travailler au Canada. Je savais que toute sa vie, je ne lui avais apporté que déception sur déception. Il me demanda ce qu'il pouvait faire Poher me fit savoir que je n'avais pas besoin de téléphoner à mon Ambassadeur Là-bas il me serait possible de contacter le Consul de France. A l'aéroport, Poher me tendit la main.

Il ne manquait pas de souffle Alors son cadeau était plutôt destiné à me voir quitter l'état du Texas au plus vite. Notre voyage se fit sans histoire escortés par des hommes du F.

Dès notre arrivée à New Orléans nous fûmes conduits à la prison de cette ville. Si l'enfer existe, il doit ressembler de très près aux cages de la prison de New Orléans. Jamais je n'aurais pu imaginer que l'Amérique, qui s'autorisait à vouloir donner des leçons de démocratie au monde, puisse accepter que ses prisons soient de tels ghettos dignes du nazisme et de véritables porcheries où l'homme est réduit à l'état de bête par des conditions de détention abominables.

Trois dans une cellule minuscule et insalubre où la vermine grouille de partout. Une seule couverture aussi pouilleuse que le matelas. Pour toute porte, une grille de barreaux donnant sur un passage.

Pas de lumière, sauf celle du couloir qui indirectement nous donnait un semblant de clarté la nuit venue. Chaque jour nous étions groupés une trentaine de détenus dans une petite pièce qui servait de réfectoire.

La nourriture y était immangeable. A table, chacun s'observait avec une tension nerveuse qui démontrait que l'on vivait sur une poudrière prête à exploser. La population pénale était en grande majorité composée d'hommes de race noire, quelques portoricains et très peu de blancs.

On y sentait une haine palpable et un racisme constant. J'avais sympathisé avec deux Colombiens. Le fait que je parle espagnol nous avait rapprochés. Ils étaient là pour trafic de faux dollars. Les bagarres éclataient pour un rien. Deux jours après mon arrivée, j'y assistais à une bataille terrible entre deux blancs braqueurs de banque et trois noirs. Les gardiens intervinrent matraque à la main. Les deux blancs avaient perdu leur combat et ce furent pourtant eux qui se firent passer à tabac par ces.

On était loin du respect des droits civiques que m'avait lu pompeusement le chef Poher. Vers 19 heures, un chariot passait dans le couloir pour nous vendre du coca cola ou des cigarettes. C'était une haie de mains tendues et de cris poussés rageusement. Un soir, j'entendis un hurlement bestial, puis des phrases criées en anglais.

Il fallut attendre dix minutes avant que des gardes interviennent. Un noir venait de se trancher la gorge avec un couteau de sa fabrication. Je vis quelques instants après, les deux gardes qui le tenaient chacun par un pied et qui traînaient le long du couloir son corps moribond. Le sang qui lui coulait de la gorge laissait une trace gluante sur le sol cimenté. Un détenu vint avec une serpillière sale effacer la trace d'un tel barbarisme. J'étais écoeuré d'assister impuissant à une telle scène.

Oui, c'était aussi cela "l'Amérique" Et il fallait le de l'image que nous nous en faisions en Europe. Il fallait le voir pour le croire. Janou vivait dans des conditions de détention aussi pénibles que les miennes. Je ne l'avais pas revue. Mais elle se trouvait juste à l'étage au- dessus; ce qui m'avait permis de lui faire passer une lettre.

Sa réponse me fit comprendre qu'elle était à bout de nerfs.

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Mangé par la vermine, je ne dormais presque plus. Mes deux compagnons de cellule étaient des gars corrects: Comme je ne comprenais que très peu leur langue, les conversations se faisaient plus ou moins par gestes. Au matin du neuvième jour, je fus convoqué dans le bureau du Directeur. Des hommes du F. Ce dernier parlait très correctement le français. C'est cordialement qu'il me dit: Mais ce qui nous intéresse, c'est de savoir si vous acceptez votre retour volontaire au Canada où vous y êtes accusé de kidnapping.

Vous pouvez refuser votre extradition volontaire; ce qui entraînera des procédures longues et dif- ficiles, d'autant plus que vous êtes Français. Il est important que le lecteur comprenne que j'avais deux possibilités. La France me recherchait pour deux attaques à main armée datant de Je pouvais donc refuser mon retour au Canada et reconnaître les délits français.

Automatiquement, j'étais extradé vers la France en vertu des conventions et traités d'Interpol. Rendu dans mon pays, le Canada ne pouvait plus obtenir mon extradition.

La France ne livrant pas ses ressortissants. J'aurais choisi le retour en France.

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Prison pour prison Je demandais à voir Janou. On la fît venir. Elle était amaigrie et fatiguée. J'eus droit malgré tout à un sourire qui en disait plus long que toute parole. Je lui fis part de ma décision d'accepter de faire face à la Justice canadienne. Je signalai à l'homme de l'immigration que nos valises étaient à Dallas et lui demandai d'en faire la récupération pour les faire suivre sur Montréal.

Là encore, je tiens à préciser que si j'avais été impliqué dans un assassinat et que si une partie du butin de ce meurtre avait été dans mes valises comme le prétendra faussement l'Accusation plus tard, il est absolument certain que j'aurais évité de parler de ces bagages soi- disant compromettants.

Si j'avais été coupable d'un meurtre, j'aurais, premièrement refusé l'extradition sur le Canada, deuxièmement, je n'aurais pas signé un papier permettant au Caporal Blinco de la Sûreté du Québec de faire revenir mes valises au Canada. Si j'avais été coupable de meurtre dont on allait m'accuser par la suite, j'aurais d'abord fait en sorte que mes valises soient envoyées discrètement en France et cela par une simple formalité à la compagnie de transport.

Les Américains voulant se débarrasser de nous au plus vite et sa- chant que de toute façon dans un pays comme dans l'autre, c'était la prison pour nous. Ces Américains n'auraient pas cherché de complications, trop heureux de se décharger de clients gênants. Mais loin de nous pouvait être l'idée que nous serions injustement inculpés du meurtre de Percé.

Le lendemain, les détectives Richard et- Héroux venaient nous chercher à la prison de New- Orléans pour nous conduire par avion jusqu'à New York, les mains libres pendant tout le trajet. Il est certain que si j'avais été coupable de meurtre Dans toute cette.

On aurait connu dès le début la "totale vérité". Mais vu la façon scandaleusement arbitraire employée contre moi par la suite je doute encore aujourd'hui que la vraie vérité aurait vu le jour, car personne n'en aurait voulu! Nous faisions des coupables bien trop pratiques. En se laissant aveugler par le bandeau qu'elle porte sur ses yeux la Justice prend le risque de se tromper de justice et de coupable Je m'étais endormi, bercé par le bruit des réacteurs.

Mon destin allait m'entraîner dans une aventure sans fin qui allait influencer tout mon avenir. Comment en étais-je venu à répondre d'un kidnapping Dans la brume de mon sommeil, un retour au passé se fît malgré moi J'avais vu le jour un 28 Décembre à Paris. Fruit de l'amour d'un couple de dessinateurs en broderie-couture. Mon père était un bel homme sérieux, plein de talent créatif et surtout d'une honnêteté irréprochable.

Ma mère, qui était une jolie jeune femme espiègle et charmeuse, l'avait connu à la même table de dessin d'une grande maison de broderie parisienne. Unis par le travail Une soeur m'était née quatre ans plus tôt. Ma famille vivait d'un bonheur simple dans un confort moyen. Mon père à force de travail avait réussi à devenir son propre patron et ma naissance fut accueillie dans la joie.

Le fait d'être né le jour de la fête des Saints Innocents n'allait pas me préserver dans ma vie future d'un bon nombre d'accusations criminelles! J'ouvrais les yeux sur le monde Mes premiers pas furent accueillis par des cris joyeux. Je me précipitais dans les bras qui m'étaient tendus pour m'éviter de chuter J'appris que celui qu'il me fallait regarder comme un géant en rapport avec ma petite taille était "mon papa".

Il s'amusait à me le faire répéter à longueur de soirée et à chaque fois que mes lèvres prononçaient "papa Mais le Monde était fou en cette année La guerre avec l'Allemagne éclata. Mon père fut appelé à aller combattre d'autres pères qui n'avaient pour seul défaut que de ne pas parler la même langue que lui. Ce vide fut terriblement ressenti par moi et bien que mes jeunes larmes se mêlèrent au chagrin de ma mère, il me fallut m'habituer à n'avoir plus de papa.

La France connut la défaite, l'envahisseur, la misère, les ruines et la mort de ses enfants. Sur les routes des années 40, je connus l'exode, la fuite face à l'Allemand qui mettait mon pays à feu et à sang. J'étais trop jeune pour bien comprendre. Seuls la fatigue, le froid et la faim, me faisaient réaliser le bouleversement causé par la guerre. Les adultes sont ainsi faits, qu'ils se massacrent en invoquant la protection des libertés qu'ils veulent préserver pour leurs enfants Enfants qui une fois adultes, s'empresseront de faire une autre guerre pour que ceux de la dernière ne soient pas morts pour rien.

Devant tous ces malheurs collectifs, ma mère décida de me placer chez des cousins qui possédaient une ferme dans la Vienne. La vie rude des campagnes me forgea peut-être le corps, mais l'esprit vide de l'affection et de l'autorité d'un père fut nuisible à mon équilibre futur.

J'appris qu'il avait été fait prisonnier et ce simple mot représentait que peut-être Très souvent, je partais le matin capuchon sur la tête, galoches à semelles de bois aux pieds, pour conduire mon troupeau de vaches accompagné d'Un chien fidèle. Trop souvent, je pleurais cette absence paternelle et le coup de langue de mon compagnon à quatre pattes, sur. Seul le vent me répondait quand j'implorais le ciel de me rendre mon père.

J'étais devenu un vrai petit paysan sachant faire le beurre au batteur, le pain au fournil, le boudin au chaudron. Je poussais comme une herbe folle au milieu de cette hystérie collective qu'était devenue la guerre mondiale. Plusieurs fois, les Allemands avaient envahi la ferme de façon brutale pour s'y servir en nourriture ou y faire des vérifications.

Le village étant un noyau de résistants. Souvent, la nuit tombée, ces combattants de l'ombre venaient se restaurer à la ferme et y recueillir les renseignements que leur donnait mon cousin sur les déplacements des troupes d'occupation. Autour de moi, les conversations n'étaient que massacre, mort, haine et violence.

Mes jeux d'enfant n'étaient que guerre simulée avec des armes de bois. La horde des armées d'Hitler passa par mon village. De rudes combats s'y livrèrent. Quand l'accalmie fit place au bruit des hostilités Mes yeux restèrent longtemps fixés sur ce corps sans vie et tout au long de ma jeunesse son image fut gravée dans ma mémoire.